merci pour le partage d'expérience ,
dommage que tu as du écrire de n'avoir pas encore lu tout le mode d'emploi du GPS.
Et c'st une bonne idée de tester ton matos et ton psychisme sur un plan d'eau sans dangers
cela m'évoque la réponse du mensuel américain Seakayaker au lecteur qui se plaignait que son récit de la traversée de la baie de
San Fransico n'avait pas été publié. Le rédac-chef jugeait qu'il ne devait pas publier les entreprises dangereuses
inutiles. Cette baie est l'objet de trafic intense.
Effectivement le danger principal est la
collision et nous sommes vulnérables. La corne de brume en son nom-même dit à quoi elle sert ou servait. Hors certains bateaux sont trop bruyant pour l'entendre. Autrefois à la voile c'était autre chose.
Le vent ( il en a aussi dans le brouillard) porte les sons , ta corne porte vers un bateau au vent que tu n'entend peut être pas.
Au musée de Molène on explique que le
naufrage du Drumond Castle aurait pu être évité si un autre cargo anglais avait
respecté l'obligation de signaux sonores de l'époque.
Ces bruyants bateaux ont aussi un radar et le bon sens est de le
veiller en tant de brouillard même di le GPS indique la route.
Cependant un kayak est dificilement
détectable par un radar.
Un jour de 2008 à Molène j'ai questionné le commandant de la navette de transport (pendant l'embarquement) si son
radar lui montrait les kayaks. il m'a dit qu'il ne le savait pas mais qu'il voyait surtout des surfaces planes, anguleuses et par exemple le bec des
cormorans. faut donc en porter un sur la casquette.

En ce qui concerne la traversée en kayak ,il me conseille de m'
abstenir comme à SF...
Dans l'archipel de Molène il y a 60 jours de brouillard en moyenne par an , majoritairement en été.
En 2004 j'ai tenté une traversée avec brouillard j'ai trouvé les Platresses alors que je voyais encore la côte. J'ai pas osé ensuite chercher le Faix. Finalement en allant à Lanildut j'ai été pris en stop par un goémonier. Avec GPS et Radar on est arrivé en une heure non sans avoir croisé un voiler dont tous les occupants étaient debout sur le pont. Débarqué au Ledenez je suis arrivé au camping en pagayant le long de la rive, une kayakiste bloquée m'a demandé "Philippe, d'où tu viens? - de Lanildut - t'as un GPS? - non, un compas. " Moi, j'étais aussi surpris qu'elle connaisse mon prénom. Mais c'est une autre histoire.
En 2006 sur 6 traversées, mai et juin ont connu le brouillard (voir début vidéo "Vadrouilles") en Mai on est parti malgré le brouillard et le ferry nous a frôle au départ. on nous a rapporté que ça a alimenté des conversations aux bistrots du Conquet. Ensuite nous n'étions plus sur son chemin. puis ça c'est levé.
En Juin, le brouillard nous est tombé dessus lors de la pause à Quemenes. Dans les 2 cas un Gps nous a aidé partiellement.
En 2002 dans mon Brest-Vannes je n'avais pas traversé de Ploemeur à l'ile de Groix à cause du brouillard. J'avais attendu le lendemain. Aujourd'hui je l'oserai.
En Aout 2003 (été caniculaire) le brouillard est arrivé avec le Nordet 5 Beaufort quand je traversais de la baie de Lampaul d'
Ouessant vers l'archipel de Molène. Au compas et à la montre j'ai trouvé Bannec puis Balannec mais j'ai pas osé traverser le dernier détroit vers Molène par épuisement de mon
sang froid.
En Aout 2008, le brouillard m'a
surpris à Quemenes quand j''attendais l'étale d'une grande marée pour rentrer au Conquet. Il aussi surpris Eric Damien et Bertrand qui venaient de me quitter pour rejoindre Lanildut.
Trouver le continent au
compas ne fut pas difficile. je suis tombé sur Porz Ilien
Mais avant le Noroit m'avait porté le
son du démarrage d'un des ferries quitant le Stiff d'Ouessant puis Molène. Je savais que je traversais son
chenal. J'entendais le ronronnement du moteur enfler de plus en plus. le son menaçant atteint un paroxysme, je stopais le pagayage, guettais à Babord et soudain l'Enez Eussa surgit du néant à 17noeuds et passa perpendiculairement à moins de 100m. Le commandant, sur Tribord de sa passerelle m'a salué. Son sillage m'a secoué. Je suppose donc qu'il m'avait détecté sur le radar. photo: à bord de l'Enez Eussa .


Je n'ai pas pensé à filmer ça, j'avais peur. Le peu de délai avant la collision ne m'aurais pas permis de faire une manœuvre. si ne n'avais pas fait un peu de marche arrière je crois que je l'aurais touché. Mais peut être il a aussi manœuvré en connaissance. Arrivé au port du Conquet le bateau était abandonné donc je n'ai pas pu questionner le Cdt sur la vision radar.
Pendant le reste de la traversée j'entendais sur Tribord une puissante c
orne de brume. Cependant j'ignorais d'où elle venait exactement. Dans ma cabine impossible de lire les instructions maritimes ou l'almanach du Marin Breton. trop tard. Ma carte n'indique pas cela non plus. Dans le coin je connaissais 3 possibilités : la grande Vignotière, Kermorvan ou St Mathieu.
Après avoir vu une bouée de casier (qui me révèle que je ne suis plus dans le chenal) le son de la corne de brune diminua peu à peu et disparu. éteinte? pourtant le brouillard est toujours là ... En longeant la baie des Blancs Sablons le son a reparu lorsque je contournai l'Ilet de
Kermorvan. C'était donc un son qui m'aurait guidé directement sur l'entrée du port. Curieusement par force 3 de NO on ne l'entend pas à Ilien.
A défaut de Gps qui ne m'a pas tant manqué, j'aurais sans doute pu appeler par VHF le ferry de la Cie Pen ar Bed pour me
manifester.
mais on ne connait pas toujours les bateaux du plan d'eau, me direz vous?
En 2009 en Galice , le brouillard m'a surpris à l'
Ile Vionta .
l'ile suivante, Ons, était à 2 heures 30 au cap sud sans courant , trafic non nul. mais j'ai attendu que cela se lève en nettoyant la plage.