bout de remorquage
Publié : mar. févr. 04, 2020 12:49 pm
J'ouvre un post « bout de remorquage » parce que c'est un des sujets majeurs dans le domaine de la sécurité dans la mesure où la réglementation actuelle ne nous impose plus de naviguer accompagnés d'un bateau sauveteur, il y a bien longtemps, et qu'il nous revient de mettre en œuvre en toute autonomie entre kayakistes des stratégies de sauvetage et , notamment, de remorquage.
Ce qui suit n'est qu'un modeste retour d'expérience sans aucune prétention et qui mérite toutes les critiques imaginables.
Je teste actuellement un « bout de remorquage maison » outrageusement inspiré de ceci :
https://www.bekayak.com/ligne-de-remorq ... 7-921.html
Pour ce faire j'utilise un sac de corde d'eau vive équipé d'une corde polypropylène de 15 mètres en 5 mm, de petits flotteurs pour améliorér la flottabilité de l'ensemble (mais le polypropylène flotte : ceci écrit, la question de la flottabilité d'une corde de remorquage ne fait pas l'unanimité), d'un sandow-amortisseur et de deux mousquetonq Petzl Djinn courbe raccordés au sac et à la corde. Le sac est clipable à une ceinture de tractage (largable) indifféremment par chacun des mousquetons ce qui permet d'avoir disponible une configuration de projection (throw) du sac vers une victime ou de tractage « classique ».
Constats divers :
En mode sac à projeter, le fait d'avoir raccourci la corde avec un nœud de chaînette amoindri considérablement la distance utile de projection : la corde s'extrait malaisément du sac.
Par ailleurs, l'action de lancer le sac vers une victime quand on est installé dans le cockpit d'un kayak, hé bien c'est un mouvement bien plus délicat et vraiment moins efficace que le même lancer effectué de la rive d'une rivière : seul le thorax est propulsif, on manque d'appui. Un peu d'entraînement ne saurait nuire...
La présence de deux mousquetons solides permet l'inversion aisée de la logique de travail de la corde, tractage ou projection/tractage mais aussi de transférer sans difficulté le point d'accroche de la corde vers la ligne de vie quand on ne supporte plus la traction à partir de la ceinture.
A ce propos je constate que depuis fort longtemps à peu près tous les kayaks commercialisés sont équipés de lignes de vie qui évitent soigneusement de faire le tour intégral de la coque, cockpit compris. Ce n'était pas le cas jadis et j'ignore le pourquoi de la chose : danger, sécurité, commodité ???
Toujours est-il que sur mon bateau, un Arrow play, j'ai raccordé mes lignes de vie avec un bout qui contourne le cockpit ce qui me permet si nécessaire d'accrocher-décrocher commodément, sans effort excessif et au niveau choisi , ma ligne de tractage. J'admets que cela crée une petite gêne au moment du jupage mais je pourrais améliorer la chose en fixant un petit pontet-guide au niveau du centre du cockpit.
On m'a fait le reproche que lancer un sac équipé d'un mousqueton présentait un risque de blessure pour la victime visée. Certainement, il y a un risque mais équipée de son mousqueton la corde pourra être connectée sans difficulté au kayak ou au nageur sans devoir en passer par un nœud peut-être mal-commode à poser mains gelées. C'est un choix à faire.
Enfin, le complément du bout de tractage c'est un bon couteau en bon état.
Pour conclure : tout ce qui précède n'est qu'un aimable baratin car le matos est peu de chose rapporté à son utilisation et à l'entraînement indispensable à sa mise en œuvre (notamment la capacité à diriger rapidement son kayak vers une victime chavirée au vent...).
Ce qui suit n'est qu'un modeste retour d'expérience sans aucune prétention et qui mérite toutes les critiques imaginables.
Je teste actuellement un « bout de remorquage maison » outrageusement inspiré de ceci :
https://www.bekayak.com/ligne-de-remorq ... 7-921.html
Pour ce faire j'utilise un sac de corde d'eau vive équipé d'une corde polypropylène de 15 mètres en 5 mm, de petits flotteurs pour améliorér la flottabilité de l'ensemble (mais le polypropylène flotte : ceci écrit, la question de la flottabilité d'une corde de remorquage ne fait pas l'unanimité), d'un sandow-amortisseur et de deux mousquetonq Petzl Djinn courbe raccordés au sac et à la corde. Le sac est clipable à une ceinture de tractage (largable) indifféremment par chacun des mousquetons ce qui permet d'avoir disponible une configuration de projection (throw) du sac vers une victime ou de tractage « classique ».
Constats divers :
En mode sac à projeter, le fait d'avoir raccourci la corde avec un nœud de chaînette amoindri considérablement la distance utile de projection : la corde s'extrait malaisément du sac.
Par ailleurs, l'action de lancer le sac vers une victime quand on est installé dans le cockpit d'un kayak, hé bien c'est un mouvement bien plus délicat et vraiment moins efficace que le même lancer effectué de la rive d'une rivière : seul le thorax est propulsif, on manque d'appui. Un peu d'entraînement ne saurait nuire...
La présence de deux mousquetons solides permet l'inversion aisée de la logique de travail de la corde, tractage ou projection/tractage mais aussi de transférer sans difficulté le point d'accroche de la corde vers la ligne de vie quand on ne supporte plus la traction à partir de la ceinture.
A ce propos je constate que depuis fort longtemps à peu près tous les kayaks commercialisés sont équipés de lignes de vie qui évitent soigneusement de faire le tour intégral de la coque, cockpit compris. Ce n'était pas le cas jadis et j'ignore le pourquoi de la chose : danger, sécurité, commodité ???
Toujours est-il que sur mon bateau, un Arrow play, j'ai raccordé mes lignes de vie avec un bout qui contourne le cockpit ce qui me permet si nécessaire d'accrocher-décrocher commodément, sans effort excessif et au niveau choisi , ma ligne de tractage. J'admets que cela crée une petite gêne au moment du jupage mais je pourrais améliorer la chose en fixant un petit pontet-guide au niveau du centre du cockpit.
On m'a fait le reproche que lancer un sac équipé d'un mousqueton présentait un risque de blessure pour la victime visée. Certainement, il y a un risque mais équipée de son mousqueton la corde pourra être connectée sans difficulté au kayak ou au nageur sans devoir en passer par un nœud peut-être mal-commode à poser mains gelées. C'est un choix à faire.
Enfin, le complément du bout de tractage c'est un bon couteau en bon état.
Pour conclure : tout ce qui précède n'est qu'un aimable baratin car le matos est peu de chose rapporté à son utilisation et à l'entraînement indispensable à sa mise en œuvre (notamment la capacité à diriger rapidement son kayak vers une victime chavirée au vent...).