sécu : test des feux rouges automatiques à main
Publié : lun. mars 06, 2023 2:46 pm
Bonjour à tous,
A l’occasion d’un week-end sécu à Bréhat nous avons fait mes camarades et moi des essais d’allumage de ces fameux « trois feux rouges automatiques à main », équipement que la législation nous intime d’avoir à bord si l’on prétend naviguer entre 2 et 6 milles d’un abri.
Ce dernier dimanche au retour de notre tour de Bréhat quelques-uns d’entre nous ont ainsi tiré une douzaine de ces feux, des exemplaires périmés et conservés par les intéressés. Pour mémoire, il faut savoir que les fournisseurs sont tenus de reprendre les feux périmés quand on les visite pour renouveler notre matos mais bon… Nous avons procédé à ce petit feu d'artifice après accord du sémaphore de Bréhat en liaison avec le Cross Corsen. Réglo, réglo !
Il y avait dans le stock des feux très récents mais aussi des modèles vieux de plus de 10 ans d’âge !
Constat 1 : tous ces feux, sans aucune exception, se sont tout à fait correctement allumés et ont tous puissamment brûlé pendant un peu plus d’une minute. A vrai dire, ça ne devrait pas nous étonner sachant que, bien longtemps après la fin d’un conflit armé, de nombreux explosifs enterrés ou immergés (voir les cartes marines) ne demandent qu’à reprendre, « à l’insu de notre plein gré » et sans nous demander d’autorisation leur joyeuse fonction mortifère.
Constat 2 : les plus méfiants d’entre nous avaient chaussé un épais gant pour se protéger mais, à l’usage, et en étant un peu attentif et précautionneux, il n’y a pas de grand risque de se blesser, notamment avec les modèles les plus récents de ces feux parce que leur conception éloigne efficacement la main de la torchère. Mais c’est comme quand on veut cracher, toujours placer le feu sous le vent, ça évitera de respirer la fumée et de recevoir de funestes escarbilles.
Constat 3 : il faut veiller à les stocker proprement ces feux parce qu’ils peuvent, selon la marque, subir un début d’oxydation, laquelle pourrait en gêner la mise en œuvre.
Pour conclure et sans ouvrir un débat sur l’utilité et l’efficacité réelles de cette belle pyrotechnie (elle nous est imposée, circulez !) je retiendrai deux points :
1) Comme les feux officiellement et administrativement périmés restent en réalité parfaitement utilisables, je me demande si ça ne vaudrait pas le coup, s’il reste de la place à bord, d’en conserver quelques-uns « sous la pagaie », histoire de compléter l’armement obligatoire, juste « au cas où ».
2) La durée de validité des feux telle qu’elle est imprimée sur leur corps est de l’ordre de 4 ans mais leur efficacité comme on vient de le voir va bien au-delà de ce délai. Cela signifie que cette date de péremption administrative est excessivement courte et me semble parfaitement abusive : cela ressemble donc furieusement à un juteux business.
A l’occasion d’un week-end sécu à Bréhat nous avons fait mes camarades et moi des essais d’allumage de ces fameux « trois feux rouges automatiques à main », équipement que la législation nous intime d’avoir à bord si l’on prétend naviguer entre 2 et 6 milles d’un abri.
Ce dernier dimanche au retour de notre tour de Bréhat quelques-uns d’entre nous ont ainsi tiré une douzaine de ces feux, des exemplaires périmés et conservés par les intéressés. Pour mémoire, il faut savoir que les fournisseurs sont tenus de reprendre les feux périmés quand on les visite pour renouveler notre matos mais bon… Nous avons procédé à ce petit feu d'artifice après accord du sémaphore de Bréhat en liaison avec le Cross Corsen. Réglo, réglo !
Il y avait dans le stock des feux très récents mais aussi des modèles vieux de plus de 10 ans d’âge !
Constat 1 : tous ces feux, sans aucune exception, se sont tout à fait correctement allumés et ont tous puissamment brûlé pendant un peu plus d’une minute. A vrai dire, ça ne devrait pas nous étonner sachant que, bien longtemps après la fin d’un conflit armé, de nombreux explosifs enterrés ou immergés (voir les cartes marines) ne demandent qu’à reprendre, « à l’insu de notre plein gré » et sans nous demander d’autorisation leur joyeuse fonction mortifère.
Constat 2 : les plus méfiants d’entre nous avaient chaussé un épais gant pour se protéger mais, à l’usage, et en étant un peu attentif et précautionneux, il n’y a pas de grand risque de se blesser, notamment avec les modèles les plus récents de ces feux parce que leur conception éloigne efficacement la main de la torchère. Mais c’est comme quand on veut cracher, toujours placer le feu sous le vent, ça évitera de respirer la fumée et de recevoir de funestes escarbilles.
Constat 3 : il faut veiller à les stocker proprement ces feux parce qu’ils peuvent, selon la marque, subir un début d’oxydation, laquelle pourrait en gêner la mise en œuvre.
Pour conclure et sans ouvrir un débat sur l’utilité et l’efficacité réelles de cette belle pyrotechnie (elle nous est imposée, circulez !) je retiendrai deux points :
1) Comme les feux officiellement et administrativement périmés restent en réalité parfaitement utilisables, je me demande si ça ne vaudrait pas le coup, s’il reste de la place à bord, d’en conserver quelques-uns « sous la pagaie », histoire de compléter l’armement obligatoire, juste « au cas où ».
2) La durée de validité des feux telle qu’elle est imprimée sur leur corps est de l’ordre de 4 ans mais leur efficacité comme on vient de le voir va bien au-delà de ce délai. Cela signifie que cette date de péremption administrative est excessivement courte et me semble parfaitement abusive : cela ressemble donc furieusement à un juteux business.