Naviguer dans le brouillard
Publié : lun. janv. 04, 2010 11:54 am
Bonjour,
je me permet de vous partager une expérience personnelle :
Ce samedi 2 janvier 2010, je décide de m'entrainer sur l'erdre, plus belle rivière de France (Bonne année Pierre).
Le brouillard que je trouve ne me semble pas suffisant pour m'interdire de naviguer, il n'y a pas de dangers, pas de pièges de navigation, pas de courants trompeurs et il y a une rive de chaque coté, je dois pouvoir me repérer et je connais cette partie dans ces moindres recoins, donc je met à l'eau.
Il est autour de 10 heures. Quelques coups de pagaies et je me trouve dans la purée de poix. Je suis dans un cocon, incapable de me situer précisément. Je sors mon gps, un magellan méridien et un géonaute de poignet acheté chez D4 que je voulais tester. Un gps étant fait pour guider, en avoir deux, c'est ceinture et bretelle donc pas de soucis !!!
Ce n'est pas tout à fait ce qui c'est passé. Cette expérience me fait dire qu'un compas est également nécessaire. Mon gps ne fonctionne bien qu'en déplacement, faire un point fixe vous donne la position, pas forcément le cap vers lequel pointe votre étrave, il faut se déplacer pour voir sur l'écran la direction suivie et sur mon appareil il faut changer d'écran pour afficher le cap (je n'ai pas exploré le mode d'emploi à fond). D'autre part le gps à un temps de latence entre l'action faite et l'affichage sur l'écran.
Or pour savoir ou aller, il faut suivre un cap
J'ai donc utilisé le compas de relevément qui ne quitte pas mon gilet de sauvetage pour savoir vers où j'allais.
en conclusion j'ai utilisé la combinaison des deux appareils pour faire mon parcours, gps pour me situer sur la riviére et compas pour déterminer et maintenir mon cap. Un des avantages du compas c'est qu'il n'est pas limité par l'électricité donc pas de panne à craindre.
J'ai pu faire mon parcours, remonter assez haut, entrer dans un affluent et revenir. En toute modestie je vous livre mon relevé gps à voir sur google, il permet de voir mes hésitations et ma dérive avant que j'utilise le compas.
http://allainkayak.free.fr/ak_journal/d ... 100102.kml
je me questionne sur l'attitude à avoir devant une telle situation météo, partir ou non. Je n'ai pas eu à gérer de dérives, ni de marées, ni de vagues c'était extremement calme pourtant il a fallu un peu de temps pour être efficace.
Il y a quelques années lors du tour de l'ile de Noirmoutiers nous avions renoncé à aller vers l'ile du pilier car il y avait du brouillard. C'était plus par peur de collisions avec d'autres bateaux que par peur de navigation. Finalement nous avions sans doute pris la bonne décision.
Avez vous déjà navigué avec du brouillard, qu'en avez vous tiré comme conlusion pratique ?
je me permet de vous partager une expérience personnelle :
Ce samedi 2 janvier 2010, je décide de m'entrainer sur l'erdre, plus belle rivière de France (Bonne année Pierre).
Le brouillard que je trouve ne me semble pas suffisant pour m'interdire de naviguer, il n'y a pas de dangers, pas de pièges de navigation, pas de courants trompeurs et il y a une rive de chaque coté, je dois pouvoir me repérer et je connais cette partie dans ces moindres recoins, donc je met à l'eau.
Il est autour de 10 heures. Quelques coups de pagaies et je me trouve dans la purée de poix. Je suis dans un cocon, incapable de me situer précisément. Je sors mon gps, un magellan méridien et un géonaute de poignet acheté chez D4 que je voulais tester. Un gps étant fait pour guider, en avoir deux, c'est ceinture et bretelle donc pas de soucis !!!
Ce n'est pas tout à fait ce qui c'est passé. Cette expérience me fait dire qu'un compas est également nécessaire. Mon gps ne fonctionne bien qu'en déplacement, faire un point fixe vous donne la position, pas forcément le cap vers lequel pointe votre étrave, il faut se déplacer pour voir sur l'écran la direction suivie et sur mon appareil il faut changer d'écran pour afficher le cap (je n'ai pas exploré le mode d'emploi à fond). D'autre part le gps à un temps de latence entre l'action faite et l'affichage sur l'écran.
Or pour savoir ou aller, il faut suivre un cap
J'ai donc utilisé le compas de relevément qui ne quitte pas mon gilet de sauvetage pour savoir vers où j'allais.
en conclusion j'ai utilisé la combinaison des deux appareils pour faire mon parcours, gps pour me situer sur la riviére et compas pour déterminer et maintenir mon cap. Un des avantages du compas c'est qu'il n'est pas limité par l'électricité donc pas de panne à craindre.
J'ai pu faire mon parcours, remonter assez haut, entrer dans un affluent et revenir. En toute modestie je vous livre mon relevé gps à voir sur google, il permet de voir mes hésitations et ma dérive avant que j'utilise le compas.
http://allainkayak.free.fr/ak_journal/d ... 100102.kml
je me questionne sur l'attitude à avoir devant une telle situation météo, partir ou non. Je n'ai pas eu à gérer de dérives, ni de marées, ni de vagues c'était extremement calme pourtant il a fallu un peu de temps pour être efficace.
Il y a quelques années lors du tour de l'ile de Noirmoutiers nous avions renoncé à aller vers l'ile du pilier car il y avait du brouillard. C'était plus par peur de collisions avec d'autres bateaux que par peur de navigation. Finalement nous avions sans doute pris la bonne décision.
Avez vous déjà navigué avec du brouillard, qu'en avez vous tiré comme conlusion pratique ?


