Salut à tous,
Ben oui, il faut du temps pour utiliser avec efficacité une Groenlandaise en propulsion ; comptez au grand minimum une dizaine de sorties par conditions variées.
En maneuvre, ça vient aussi, et je n'ai pas constaté de vraies déperditions d'efficacité. En pensant à décaler les mains (ces pagaies sont faites pour), on obtient même une maneuvrabilité accrue en plaçant les appels/écarts ou l'on veut.
Reste le point de la vitesse pure, et là , il faut dire honnêtement les choses.
- une fois maîtrisée la pagaie groenlandaise sera un peu moins puissante, de l'ordre de 10%, qu'une bonne pagaie croisée
- en rando, peu d'incidence, car comme elle vous
oblige à pagayer correctement, vous aurez un geste efficace et serez souvent devant vos compères navigant avec la bonne grosse pagaie croisée, qui tolère beaucoup et ne pousse pas vraiment à l'excellence du geste ...
- le vrai "moins" s'observe effectivement en saute-cailloux, où l'on a besoin d'un max de puissance instantanée, dans un espace souvent réduit.
Pour moi, ce n'est pas rédhibitoire parce que là -aussi celà pousse à des choses intéressantes : anticipation, lecture de l'eau et perfectionnement des méthodes de réparation
Bonne nav'
Christophe
PS : les autres auteurs du bouquin sont Gilles Huguenin et un certain Loick Bourdon, vaguement connu pour agiter des bouts de bois dans l'eau dans l'espoir de faire avancer des embarcation bi-côniques également de sa conception
