Bonjour Gael et Philippe,
Vous avez raison, j'aurais dû donner de mes nouvelles après la sortie. Je m'excuse du silence!

Voici le compte rendu des deux sorties que nous avons faites, j'espère que quelqu'un pourra s'en inspirer.
1) Jeudi 21 mai 2009. Sortie en deux kayaks (avec notamment ma filleule et ses deux soeurs, son père et moi). Départ de St-Valery. Nous n'avons croisé que deux ou trois phoques. Le retour a été difficile: nous avons fait demi-tour au niveau du Hourdel, mais trop tôt! Tant que la marée montante n'envahit pas encore la baie, les eaux du fleuve continuent de descendre vers la mer, ce qui crée une résistance au moment de rentrer...

Les filles étant fatiguées, il a fallu les mettre dans un kayak et les remorquer... Le tout sans l'aide du flot!
2) Samedi 23 mai. Sortie grandiose! Départ de St-Valery, à 19h45 (sans les filles). La mer était basse à 19h07, correction par rapport à Cayeux comprise. Malgré le coefficient de 86, il était possible de naviguer jusqu'à la mer: il y avait suffisamment d'eau pour ne pas échouer (on a touché le sol une ou deux fois). Nous sommes allés assez loin, bien au-delà du Hourdel. On est tombés sur un véritable "banc" de phoques (entre 20 et 30).

Certains se sont mis à l'eau pour partir au large, mais une petite vingtaine est venue nager autour du kayak pendant assez longtemps. Ils s'approchent tellement qu'on les entend respirer bruyamment. Impressionnante, cette rencontre.
Ce qui a rajouté au spectacle, c'est que le flot est arrivé à ce moment (à 21h30, donc 2h30 après la BM). Et à quelle vitesse!

D'abord, on est encore un peu restés dans le doute mais tout d'un coup il était impossible de se tromper: les petits bancs de sable disparaissaient à vue d'oeil, les oiseaux étaient sans cesse obligés de reculer... Cette énorme masse d'eau qui arrive en peu de temps, c'est un vrai spectacle de la nature. Je rajoute encore qu'on a eu un beau coucher de soleil...
Le retour vers St-Valery s'est fait en un temps record! Le flot nous a propulsés... L'avantage du kayak, c'est de pouvoir rentrer plus vite que certains bateaux de pêche, qui doivent attendre que l'eau monte assez. Le flot crée un certain remous aux endroits où il y a de forts bancs de sable, mais tant qu'on reste sur le kayak, il ne semble pas y avoir de danger. Je termine en ajoutant que ce jour-là , il n'y avait presque pas de vent.
Bilan: être au point où on fait demi-tour 2h30 après la BM à St-Valery.
J'espère avoir comblé la lacune due à l'absence de compte rendu!