Pierre a écrit :Si je ne m'abuse, avec un tel système tu dois enfiler ta voile avant l'érection du gréement.
:confused:
Affirmatif!
Et presque dans toute les positions; à terre, en mer, dans le petit temps et dans le gros temps.
Le meilleur moyen et de rester à l'écoute.
D'une voile à une autre, le point d'écoute permet de passer le même crochet.
La voile et le mât se retire et s'enfile à loisir. Il faut être capable de le faire en mer et lors d'une arrivée de plage.
Il est ainsi possible de disposer d'un jeu de voiles et même de faire varier la taille du mât en fonction de la surface de voile recherchée.
36 combinaisons en perspectives, avec des positions inventives.
Exemple:
Taille du mât 1,7 m dont 22 cm dans la coque (cas du Nordkapp),
1,3 m de hauteur de voile et la différence soit 18 cm entre le pont et la bordure.
Mais comme on part d'une canne de 5 m, il y a de la marge.
On peut aussi retirer un élément est faire un petit mat, le fourreau de la voile devra alors être taillé en conséquence.
Cette approche se retrouve dans
d'autres activités.
Il faut se pencher sur les possibilité de son bateau, trouver l'emplacement idéal du pied de mât (si possible pas directement derrière l'hiloire) pour pouvoir s'assoir sur l'arrière de l'hiloire sans démâter.
Définir la bonne surface de voile en fonction de la taille et de l'efficacité de la dérive et de la forme de la coque. Anticiper sur le comportement aux différentes allures. J'utilise une écoute en élastique pour amortir les surventes et s'adapter au mieux aux allures de près.
Bref Pierre, je ne vais pas te raconter la vie, moi qui n'osais pas à l'âge de dix-onze ans, m'approcher de ton bateau avec ma petite embarcation. A l'époque, j'avais déniché une bâche qui datait de la guerre pour en faire une voile amarrée à un mat qui n'était autre qu'un aviron. Avec ma coque de 3,2m je ne dépassais pas la sortie de l'aber et pendant ce temps, te voyais partir vers de lointains horizons.Tu était le premier à faire autant d'aller retour jusqu'aux îles avec autant de copains. ET comme tu te débrouillais mieux que Tabarly pour rentrer dans le port de Molène, depuis ce temps là j'ai toujours pensé que tu étais plus fort que lui !